Communiqués Education prioritaire Collège 1er degré

 Prime modulable REP+ : Et Que le·la meilleur·e gagne !

 

Le ministère a présenté le 22 juin un décret fixant les modalités de versement de la troisième tranche de la prime attribuée aux collègues dans les « Réseaux d’éducation prioritaire renforcé » (REP+). Le montant de cette dernière tranche est de 1000€ nets annuels. Mais attention, il y a arnaque...

Sur ces 1000€, il y aura une part fixe de 400€ nets annuels versée à tous les personnels. Mais la grande nouveauté est l’instauration d’une part modulable de 600€ nets annuels contingentée et soumise à résultats. Cette part vise à reconnaître l’engagement professionnel collectif des équipes en établissements et en écoles. ». En d’autres termes, faites des projets et nous vous jugerons là‐dessus !

Cette part modulable sera attribuée selon 3 paliers validant 3 niveaux de satisfaction de la part de l’administration : soit 200€ nets pour 25% des personnels, soit 360€ nets pour 50% ou 600€ nets pour 25%.

Ces quota traduisent bien la vision idéologique du ministère, qui ne tient pas compte de la réalité du terrain et cherche à imposer un management agressif présupposant que la « performance » (concept déjà bien fumeux dans le monde éducatif) est améliorée par une compétition généralisée.

NON à la concurrence entre écoles et collèges qui provoquera inévitablement un sentiment d’injustice voire de colère dans les secteurs qui toucheront le moins ;

NON à la concurrence entre personnels qui seront mis sous tension alors que la période actuelle nécessite surtout un retour à plus de sérénité. Cela dégradera les liens dans des équipes car certain·es se verront reprocher de ne pas en faire assez pour « toucher la prime » ;

NON à la logique de contractualisation et d’évaluation permanente sur des critères dont l’objectivité risque d’être purement théorique. Cela renforcera l’arbitraire et le sentiment d’être dépossédé de son métier ;

NON à l’exclusion des collègues qui, paradoxalement, ont les salaires les plus bas : les Assistant·es d’éducation et les AESH.

Pour la reconnaissance des personnels, la CGT Éduc’action exige et dit :

OUI au supplément de salaire fixe pour tous les personnels, enseignant·es ou pas ;

OUI à un temps de décharge indispensable en Éducation prioritaire pour tenir compte de la pénibilité ;

OUI à l’intégration du temps de concertation dans le service (et non en plus).

Le ministère a présenté le 22 juin un décret...