AESH Inclusion scolaire 1er degré Collège Lycées généraux et technologiques Non-titulaires

 MARDI 16 DÉCEMBRE, journée de grève et de mobilisation. Rassemblement à 14h devant le Rectorat ! Communiqué de la CGTéduc’action du Rhône

 

Affiche format paysage de la mobilisation du 16 décembre. On voit un poing levé en noir et blanc. Au-dessus est écrit "En grève! AED, AESH Pour un statut et un vrai salaire." A côté du poing se trouve le logo du syndicat CGT Educ'69 et les informations "Ensemble le 16 décembre rdv à 14h devant le rectorat de Lyon". En fond d'affiche, on distingue une manifestation en rouge et noir.

POUR LES AESH IL Y A URGENCE ! SALAIRE , STATUT, TEMPS DE TRAVAIL ET RESPECT !

Rassemblement mardi 16 décembre à 14h devant le Rectorat !

Les AESH ne renaîtront pas de leurs cendres

La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances a fêté cette année ses 20 ans.

Du côté de l’ école dite « inclusive », le constat est alarmant : les politiques mises en œuvre, les conditions sur le terrain, masquées par de l’auto-satisfaction et de l’ auto-congratulation, nuisent à toutes et tous, et les AESH sont avec les élèves concernéEs de plus en plus impactéEs.

Le manque d’AccompagnantEs d’Élèves en Situation de Handicap a un effet direct sur les conditions de travail des collègues AESH en poste et sur les conditions d’ apprentissage des élèves concernés par une notification de droit à accompagnement.

On demande toujours plus aux AESH, au détriment de leur santé au travail. Elles et ils accompagnent de plus en plus d’élèves, travaillent de plus en plus souvent sur plusieurs établissements, peuvent être réaffectés à tout moment, doivent cumuler les emplois... Les AESH s’épuisent et craquent.

De plus en plus de familles mettent en demeure l’Éducation Nationale pour que soit respecté le droit à accompagnement de leurs enfants, les établissements scolaires réclament à corps et à cris des AESH, et l’unique réponse des PIAL, pôles qui gèrent les affectations des AESH, est de déshabiller Pierre pour habiller Paul, envoyer les AESH à droite à gauche dans une logique purement comptable, ce qui met de plus en plus à mal le lien de confiance élèves/AESH, la cohérence de leurs accompagnements, leur collaboration au sein des équipes éducatives, le respect des besoins réels et spécifiques des élèves. Cela a inévitablement aussi un impact important sur la santé des AESH, le bien-être et la qualité de la scolarité des élèves en situation de handicap.

Les élèves et les enseignantEs voient de plus en plus souvent plusieurs AESH dans la semaine, les voient arriver, partir, revenir, repartir, disparaître…Perte de sens et maltraitance.

De plus en plus d’AESH craquent, se retrouvent en arrêt maladie, démissionnent. Les personnels AESH ayant une reconnaissance de travailleurs handicapés sont malmenéEs et pousséEs vers la sortie. Et c’est sans compter le nombre de licenciements pour raison médicale qui explose depuis quelques années, de plus en plus en lien avec des conditions de travail dégradées. Et lorsqu’on impose des avenants aux contrats, qui impliquent encore une dégradation de leurs conditions d’exercice,et étendent encore leur secteur géographique d’intervention : c’est ça ou la porte !

Mais tout cela est bien entendu passé sous silence !

Les AESH, acteurs de terrain indispensables au sein de l’éducation nationale sont des travailleurs et travailleuses contractuels de la fonction publique d’Etat ,pauvres et sans aucune reconnaissance concrète de leur valeur professionnelle. Bien qu’étant le deuxième corps de l’éducation nationale en nombre, il n’ existe toujours pas depuis 2005 de corps de métier statutaire pour les AESH, ces dernierEs resteront précaires tout au long de leur carrière : salaire mensuel sous le smic à vie ! Le recrutement des AESH est de plus en plus difficile. Et pour cause : qui voudrait exercer un métier non reconnu comme tel, condamnant de fait à la pauvreté, sans évolution possible, dont on ne reconnaît ni la spécificité ni les compétences engagées ?

L’école inclusive se réduit de plus en plus à des miettes et à la présence de plus en plus saupoudrée des AESH, traitéEs comme du matériel à disposition. Les adaptations pédagogiques et les réflexions pour rendre les établissement scolaires inclusifs restent à la marge, les AESH qui sont force de suggestions et de propositions ne sont pas pris au sérieux et il n’y a aucune culture du handicap qui a été construite au sein de l’Éducation Nationale. C’est pourtant le seul moyen de construire une autre école, moins oppressive, moins inégalitaire et moins au service du patronat et du productivisme.

Les choix politiques en cours, notamment la mise en œuvre des PAS (Pôles d’ Appui à la Scolarité), alertent. Ils visent ni plus ni moins à réduire le nombre d’ AESH, à sortir des élèves du champ du handicap et ainsi leur faire perdre l’accès à des droits, dont leur droit à être accompagnés. Le risque pour des élèves d’être excluEs du milieu ordinaire est accru.

Le management toxique est devenu la règle. La déshumanisation est à bien à l’œuvre. Tout cela n’est plus supportable !

La CGTéduc’action du Rhône appelle les AESH et l’ensemble des personnels à se réunir dans leurs établissements afin de construire ensemble la mobilisation du mardi 16 décembre, journée de grève qui sera marquée par un rassemblement à Lyon à 14h00 devant le rectorat.

Pour la CGTéduc’action il y a urgence à exiger pour les AESH :
 Une augmentation de salaire.
 Le respect par l’employeur de son obligation de veiller à la santé mentale et physique des AESH.
 La création d’un corps de métier de catégorie B.
 Un salaire à temps plein dès 24h00 d’accompagnement.
 L’abandon des PIAL et l’arrêt de la mise en place des PAS.
 L’arrêt de la mutualisation des accompagnements et pas plus de 2 élèves accompagnés.