Rassemblement du mardi 16 décembre à Lyon
Mardi 16 décembre à 14h a eu lieu un rassemblement intersyndical devant le rectorat de Lyon pour défendre les personnels AESH et AED.
Des camarades ont été reçuEs en audience sans qu’aucune réponse claire n’ait été apportée aux situations problématiques vécues par les AESH et les AED.
La CGT Educ’69 était massivement présente devant le rectorat et des camarades AESH et AED ont évoqué les conditions de travail dans lesquelles iels essaient d’exercer ou qui les empêchent d’exercer leur travail. Voici des extraits des textes lus durant ce rassemblement :
On alerte depuis des années le rectorat sur les droits bafoués des AED dans l’académie : les remplacements de profs exigés sans le salaire qui va avec, les horaires indus, les non-renouvellements arbitraires et hors de toute procédure, et même les licenciements en pleine grossesse !
Ce n’est pas seulement que le rectorat n’est pas à la hauteur ou serait débordé. Le rectorat laisse faire, voire encourage en organisant l’arbitraire des chefs d’établissement jusqu’à refuser d’informer les AED sur leurs droits ! Comment peut-on faire valoir des droits qu’on ne connaît pas ? Comment faire valoir qu’il ne peut y avoir de renouvellement de période d’essai si ce n’est pas écrit dans le contrat ? Comment prendre ses deux jours annuels de congés de fractionnement si on ne sait même pas qu’ils existent ? Comment accéder au CDI quand les chefs d’établissement prétendent illégalement qu’il faudrait candidater et qu’ils pourraient fixer des quotas ?
R. AED en collège
"Pour leur travail indispensable, le salaire des AESH est en moyenne inférieur à 1000 euros par mois. Elles doivent souvent cumuler plusieurs emplois (animation, surveillance de cantine, périscolaire,...) avec des journées de travail de 10h. Aujourd’hui, sans elles, le travail serait moins efficace et le climat moins serein. La journée des élèves et des enseignantEs serait plus difficile."
courrier de soutien d’enseignantEs d’une école élémentaire
"Aujourd’hui, il manque plus de 60 heures d’accompagnement dans notre école. Notre seule force reste la solidarité entre AESH mais elle ne peut pas remplacer la responsabilité de l’institution. A cela s’joute un manque de soutien hiérarchique, qui contribue à un climat de travail dégradé. Nous constatons un différence de traitement entre les personnels : certaines contraintes s’abattent spécifiquement sur les AESH alors que d’autres personnels ne sont pas soumis à ces règles. Ces pratiques contribuent à un sentiment d’injustice et de mise à l’écart, et participent à la dégradation de nos conditions de travail. Nous restons encore aujourd’hui en sous-effectif, en souffrance, et sans cadre protecteur suffisant."
équipe AESH d’une école élémentaire
"Je suis AESH depuis 14 ans. J’ai fait de belles rencontres, j’ai connu des difficultés, j’ai cru en une école inclusive jusqu’à la naissance des PIAL. J’ai cru en mon engagement chaque jour au sein d’une institution qui m’a littéralement broyée l’année dernière. Je lui ai tout donné à cette institution. L’an dernier j’ai agité les bras bien hauts pour signaler et signaler encore de nombreux dysfonctionnements. 30 RSST rédigés (plus du double pour l’école entière), j’ai subi 4 accidents de service en l’espace de 7 mois. Le dernier a été fatal et synonyme de dépression sévère. Cerise sur le gâteau, j’ai eu la joie de recevoir un avis de réaffectation au mois de juin par mail, en AT, sans concertation préalable. J’ai été vulgairement dégagée de mon poste en ULIS, sans ménagement aucun. J’ai contesté. En vain… je ne suis qu’une petite AESH après tout."
V. AESH en école élémentaire
Les AESH représentent en nombre le deuxième corps de métier de l’Education Nationale et pourtant, vous ne cessez de les maltraiter institutionnellement, volontairement, étatiquement. Ça suffit ! Les abus sont quotidiens, les AESH craquent, démissionnent ou sont licenciéEs, 37 licenciements pour avoir refusé un avenant imposant à étendre leur zone géographique d’exercice de plus de 80km alors que certainEs d’entre elleux n’ont pas de voiture et/ou pas le permis.
N. AESH en collège
Nous rappelons les revendications de la CGT pour les AED :
• La création d’un statut d’éducateur.ice scolaire, titulaire de catégorie B sur la base d’un référentiel professionnel reconnu et avec un service de 32h / semaine. Nous revendiquons aussi la création d’un statut amélioré en CDI avec un service de 20h / semaine pour les étudiant.e.s.
• L’augmentation immédiate de 400€ / mois de nos salaires et une grille d’avancement
• La prise en compte de l’intégralité du temps de travail dans le service de nuit
• La prise en charge par le rectorat des services contraints annexes, comme la demi-pension quand elle fait partie de nos missions
Et les revendications CGT pour les AESH :
• Une augmentation de salaire.
• Le respect par l’employeur de son obligation de veiller à la santé mentale et physique des
AESH.
• La création d’un corps de métier de catégorie B.
• Un salaire à temps plein dès 24h00 d’accompagnement.
• L’abandon des PIAL et l’arrêt de la mise en place des PAS.
• L’arrêt de la mutualisation des accompagnements et pas plus de 2 élèves accompagnés.




